Under the moon rain.

Genre : Drama/Yaoi

Pairings : Byô/Kazuki (ScReW)

Disclaimers : euh...

O.S tiré d'un forum où je joue Kazuki. Il s'agit en fait de mon histoire, sur le forum. De l'histoire de mon personnage. Le forum : http://fukujuu.forumactif.com/

 

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« Because tonight will be the night that I will fall for you, over again... »

 

 

La nuit enroulait langoureusement ses longs pans de velours autour des murs de la ville. La ruelle était plongée dans une pénombre grandissante, à mesure que la lune disparaissait paresseusement derrière les nuages. Kazuki avançait, arme à la main, tête baissée. Une balle termina en plein dans le coeur d'un vampire récalcitrant, une autre dans la tête d'un autre, un de plus. Lorsqu'il vit le visage du dernier abattu, Kazuki sentit les larmes l'aveugler et il dut se pencher pour recharger son pistolet. Dans sa mémoire obscurcie par une trop grande dose d'alcool, une scène se dessina.
En fond, une pièce plongée dans une tendre obscurité et une moiteur délicieusement sensuelle. Comme simple décor, un lit, une table de nuit, une commode et un bureau encombré par de nombreux dessins. Près de la table de nuit, couchée au sol, une guitare sèche. Et sur le lit, deux corps enlacés, profitant de la tiédeur de la langueur post-coïtale. La fumée de deux cigarettes s'élève vers le plafond. Sur les lèvres du blond, dont le maquillage a copieusement coulé, un sourire extatique. Sur celles du châtain, dont le visage admirable est trempé de sueur, une expression similaire, mais plus douce, plus tempérée. Il a toujours été le plus tempéré des deux. Il relève la tête vers son amant, son amour, et murmure :

-Byô, dis moi encore que tu m'aimeras toujours...
-Je t'aimerai toujours, Kazuki, mon amour. Je t'aimerai jusqu'à ce que je meure, ou que je perde la raison.

Et la raison, il l'avait perdue.
Chassant ses larmes, Kazuki se remit en chasse. Dans son cerveau embrumé, une autre scène se dessina et il n'eut que le temps de tirer sur deux nouveaux assaillants avant qu'elle ne prenne totalement possession de lui.
Une rue délabrée, près de l'appartement précédemment évoqué. Un corps, sur les pavés, qui se tord, dans une danse macabre que Kazuki ne connaît que trop bien. L'homme se relève, un dernier soubresaut agite son corps fin comme une liane, les larmes brouillent la vue de Kazuki mais il peut quand même voir, dans ces yeux dans lesquels il aimait tant se plonger, un reflet avide de sang. Un sourire concupiscent se dessine sur les lèvres de celui qui n'est maintenant plus humain, et sa voix, transformée légèrement elle aussi, rauque d'avoir trop crié, murmure :

-Fais-moi encore l'amour, Kazu-chan. Fais-moi l'amour, et puis... laisse-moi te mordre !

Une balle qui part toute seule, comme oubliée de tous. Byô qui s'effondre.
Avec un cri de rage et d'impuissance, Kazuki s'enfuit. Il ne l'a touché qu'à l'épaule, et la balle a traversé. Nul doute que son ancien compagnon est encore en vie, mais il ne veut pas rester là pour s'en assurer.

Dans la nuit qui ne voulait plus s'éclairer, il tomba à genoux et pleura son amour perdu, son dégoût pour le virus et son envie de le rejoindre. Sa répulsion pour les vampires, qui ne cachait qu'un attrait qu'il ne peut réprimer. Il avait toujours eu le don de refouler ses sentiments, de les sublimer. Il se releva prudemment, fronça les sourcils et se remit en chasse. Car c'était la seule chose qui lui permettait encore de tenir sur deux jambes. Tuer ceux qui étaient responsables de cette douleur lancinante dans son coeur. Tuer des vampires, pour ne pas les aimer, comme il avait aimé Byô...

Arisu~Cocaïne ®

 

 

• La réponse : L'histoire de Byô, jouée par mon sur-maître : Reika Heartnetx.

 

La lune était pleine ce soir. Quelques nuages insidieux venaient parfois se glisser devant elle pour obscurcir la nuit, mais elle gagnait toujours la bataille, et reprenait de ses droits sur le ciel. Byô se serrait sûrement attardé sur cet astre féérique, avant. Mais en cet instant, seul ses dents aiguisées plongées dans la chaire d'une frêle victime, et ce sang coulant de sa bouche à sa trachée lui importaient réellement. C'était le troisième corps en ce calme soir, qu'il abattait de sang froid de la sorte. Annihiler les humains, les détruire un à un pour l'horreur qu'ils lui faisait vivre de jour en jour ; pour la bête qu'ils avaient engendrés en lui. Les tuer sans état d'âme, pour qu'il n'en reste plus aucun... Plus aucun, vraiment ?
Ses dents desserrèrent leur prises sur sa victime, et sa langue lécha rapidement le sang coulant de ses lèvres, descendant jusqu'à son menton. Ainsi, il ressemblait à un animal affamé jamais totalement repût. Des images par bribes venaient d'atteindre son esprit brumeux. Il se revoyait, allongé avec grâce et sensualité sur un lit aux draps froissées par une ressente étreinte. La chambre était petite mais cosy. Close, plongée dans le noire, d'elle se dégageait une ambiance lourde mais apaisante, idyllique. La fumée qui s'échappait de deux cigarettes remplissait doucereusement l'habitat pour lui donner une délectable odeur de tabac, mêlée à celle du sexe. Ses lèvres étaient plissées en une expression qu'elles n'avaient jamais plus revêtit depuis des années : un sourire. De ceux des plus magique... Ceux animés par l'amour, par les sens. A ses côtés, le seul homme, qu'aujourd'hui, il ne pourrait achever. Ses cheveux bruns décoiffés étaient collés à son front par une légère couche de sueur, ses yeux noisettes se perdaient dans les souvenirs d'un précédent désir, son visage était serein, calme.
Byô lâcha le corps inerte qu'il soutenait encore par l'une de ses mains, alors qu'une voix dont le manque le rongeait de jour en jour, raisonnait à ses oreilles.

-Byô, dis moi encore que tu m'aimeras toujours...

Puis les éclats de la sienne, répondant avec sincérité.

-Je t'aimerais toujours, Kazuki, mon amour. Je t'aimerai jusqu'à ce que je meure, ou que je perde la raison.

Et même si tu me trahis un jour. Et même si tu m'abandonne un jour, aurait-il dût ajouter.
Son cœur hurlait d'une vieille souffrance aigris par le temps, amplifiée. Il était meurtrit à jamais par la fuite de l'être tant aimé. Et cette douleur se décuplait de jour en jour, tout autant que cet amour. Cet amour brulé au fer rouge dans son cœur, à jamais. Cet amour qu'il n'avait pût se résigner à oublier, et que son âme toute entière se plaisait à inlassablement lui rabâcher. Encore en cet instant, il enflammait ses sens pour mouiller ses orbes déterminées. Et alors qu'il se jetait sur le seul humain survivant pour y planter ses dents, il se souvenait encore.
Ces expériences qu'ont avaient fait sur lui, une nuit seulement... Ces scientifiques qui l'avaient dupés et auxquels il avait réussit à échapper à leurs griffes en une nuit seulement... Mais une nuit qui avait tout changée. Un virus implanté. Un être transformé. Byô ne serait plus jamais le même, et il l'avait sût au moment même où il était sortit de cet endroit macabre. Car... une seule et unique pensée résidait dans son esprit... Mordre Kazuki. Le faire sien par corps et âme, âme et sang. Il désirait sentir son liquide vital s'écouler dans sa gorge... Seulement cela.

-Fais-moi encore l'amour, Kazu-chan. Fais-moi l'amour, et puis... laisse-moi te mordre !

Aucune mauvaises intentions. Byô ne souhaitait que le faire sien, se lier à lui pour l'éternité... Il n'avait pas dans l'idée de le tuer, juste de goûter un peut à son sang qui l'attirait déjà... De ces quelques mètres qui les séparaient l'un de l'autre. Mais c'est une balle qui lui répondit. C'est une balle qui brisa son cœur en milles morceaux.
Ne restait désormais qu'un Byô anéantie, combattant les humains pour combler le vide de son cœur. Un Byô amer dicté par la seule force de ses stigmates ; celles que Kazuki avait laissé derrière lui, en désertant sa vie.

 

Reika Heartnetx ®

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