Kindheit

• Catégorie : Vieilles fics.

• Âge : 13 ans.

• Personnages : Tokio Hotel

• Pairings : TomxGeorg 

• Niveau de honte : ••••

• Crédibilité : •••

• Langage et mise en forme : ••

 

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Le moins qu'on puisse dire est qu'il faisait chaud. Très chaud. Ce qui était étonnant en Allemagne. Là, une fois n'est pas coutume, en plein cœur de ce mois d'août caniculaire, il faisait facilement 30°C à l'ombre.
C'était bien à l'ombre que se trouvaient quatre adolescents pour le moins étranges. L'un d'eux, qui avait peut-être une quinzaine d'années, portait les cheveux mi-longs et ondulés et avait des yeux bleu-gris-verts très étonnants. Il avait carrément retiré son tee-shirt noir qui était posé à côté de lui.
Un autre était petit, plutôt rond, très blond et portait des lunettes. Il devait avoir quatorze ans. Il était allongé sur l'herbe, les bras derrière la tête et contemplait la cime des arbres qui n'était agitée par aucune brise bienfaisante.
Un autre, assez grand, la figure cachée par des dreadlocks, était penché en avant et enlevait ses chaussures. Le moindre de ses mouvements faisait scintiller le piercing qu'il avait à la lèvre.
Et enfin, pour compléter ce tableau fait à peindre, le dernier de cette bande hétéroclite était allongé dans l'herbe, ses cheveux noirs-rouges ébouriffés, le noir de ses yeux ayant quelque peu dégouliné à cause de la sueur. Il était très mignon, avait presque l'air d'une fille et ressemblait étonnamment au garçon aux dreads.
Tous les quatre regardaient avec envie le lac scintillant qui trônait au centre du parc...ainsi que l'écriteau « interdiction de se baigner » qui en barrait l'accès.

-je répète que c'est du pur sadisme...Souffla le garçon aux dreads.
-je répète que tu as raison, Tom. Murmura le garçon aux yeux bleu-gris-verts (Georg) qui visiblement somnolait. Mais on peut rien faire. A part regarder...
-pfff et à part ça on est les Devilish, on est rebelles et on fait du rock ? Laissez-moi rire. Si on ne brave même pas quelques interdits, à quoi ça sert d'être rebelles ?
-mais Tom, s'ils en ont interdit l'accès c'est que c'est dangereux. Rétorqua le blondinet aux lunettes qui s'appelait Gustav.
-Gus', la voix de la raison. Railla le brun à côté (Bill) avant de s'éventer nonchalamment avec le tee-shirt de Georg.
-moi je m'en fous, j'y vais.

Et Tom se leva, enleva son baggy pour ne rester qu'en tee-shirt large et mit un pied, puis l'autre dans le lac.

-n'y vas pas, Tom ! Tu vas y laisser ta... ! Prévint Gustav.

Mais trop tard, son jeune ami était déjà dans l'eau jusqu'au cou, savourant la délicieuse sensation de fraîcheur qui l'envahissait.

-elle est géniale. Vous devriez venir.

Par malheur, le gardien devait faire la sieste car il ne vit pas l'adolescent plonger puis ressortir la tête, tout sourire, sous le regard maintenant envieux de ses amis et de son frère.
Mais à un moment, Tom plongea et ne remonta pas. Quelque chose le faisait couler. Son tee-shirt était devenu trop lourd pour ses trente kilos et il s'était accroché dans quelques algues. Il ne parvenait pas à remonter. Quand l'air commença à lui manquer, il paniqua.

-qu'est ce qu'il fait ? S'inquiéta Bill.
-il ne remonte pas ! Cria Gustav, affolé.

Calmement, Georg se leva.

-je vais le chercher.

Il plongea, décrivant un parfait arc de cercle, prouvant qu'il passait bien tous ses samedis matin à la natation. Lorsqu'il vit dans quoi son ami s'était empêtré, il descendit vers le fond et tenta de le dégager. Mais Tom, voulant se libérer, s'était entortillé dans les algues qui, solides, refusaient de céder à la pression. Qu'à cela ne tienne, Georg sortir son canif de sa poche arrière et entreprit de trancher les algues. Mais Tom paniquait et agitait les jambes, ce qui eut pour effet d'organiser une rencontre violente entre la lame du couteau et sa cheville.
Bientôt, Georg n'eut plus d'air et dut remonter respirer. Lorsqu'il replongea, Tom avait perdu connaissance et une mince courbe carmin s'échappait de l'entaille. Il finit de le dégager puis le prit dans ses bras et le remonta.
Bill et Gustav s'élancèrent vers lui.

-qu'est ce qu'il a ?
-il va bien ?
-cet imbécile s'est noyé ?
-pourquoi il saigne ?

Georg déposa Tom sur l'herbe. Les questions avaient fusé mais il n'en entendit aucune. Un profond sentiment de culpabilité l'envahissait. Il n'avait rien fait pour empêcher le dreadeux de plonger. C'était pire que de l'y avoir encouragé.
Il écarta tendrement les dreadlocks trempées qui collaient au visage de Tom. Celui-ci sembla émerger.

-aah...qu'est ce qu'il m'est arrivé ?
-tu t'es noyé, dumkopf. La prochaine fois quand l'écriteau indique « interdit à la baignade », écoute les professionnels.

Un sourire illumina le visage encore humide du garçon aux dreads.

-pourquoi faire, ça te plait trop d'aller me sauver. Répliqua-t-il.

Et, à la grande surprise de Georg, Gustav et Bill, il alla poser ses lèvres sur celles, offertes, qui étaient au dessus de lui, c'est-à-dire celles du jeune bassiste.

-danke, Georg.

Celui-ci rougit et bafouilla :

-euuh...bitte.

Il passa une main dans ses cheveux mouillés et mit un gentil coup de poing dans l'épaule de Tom.

-mais ne me refais plus jamais une peur pareille.

oOoOoOoOoOoOo

Le soir venu, chez les Listing, à l'heure du dîner.

-hm, m'man ?
-oui mon chéri ?
-est ce que c'est normal de...je veux dire...euh...d'être...genre...amoureux...enfin...est-ce que c'est possible d'être amoureux d'un garçon quand on est un garçon ?
-eh bien oui, chéri, ça s'appelle être homosexuel. Tu ne le savais pas ?
-ben si mais euh...est ce que c'est normal même à mon âge ?
-bien sûr. L'amour n'a pas d'âge.

Mme Listing sourit.

-tu pense que tu es amoureux d'un garçon, mon chéri ?

Georg rougit violemment.

-nan pas du tout c'est pour un copain.
-ah bon. Tu débarrasse ton assiette ?

Une fois dans son lit, Georg repensa à la journée qu'il venait de vivre. Puis il toucha ses lèvres du bout des doigts, rougissant encore en se remémorant le geste de Tom.

-c'était seulement fraternel. Un simple baiser fraternel, rien de plus. Je dois m'imaginer des trucs.

Il prit son baladeur, y glissa le CD « Definitely maybe » d'Oasis et mit le son à fond. Il s'apprêtait à se laisser glisser avec délectation dans la musique quand une pensée le traversa :

« Mais...et si Tom était amoureux de moi ? »


oOoOoOoOoOo

Le lendemain, devant le conservatoire de musique.

Comme tous les lundis, les jumeaux Kaulitz attendaient leurs deux amis devant le conservatoire. Bill était en débardeur et s'éventait à nouveau, avec une pochette cartonnée cette fois ci.
Son jumeau était à côté, un sac à dos lui sciant l'épaule malgré son polo à manches courtes dans lequel il nageait. Il jouait négligemment avec son piercing à la lèvre, ce qui faisait se retourner quelques filles de son âge.

-ils se bougent ? On devait aller à la piscine avant de répéter mais si ils se dépêchent pas ça va être trop tard. Et moi je meurs de chaud. Se plaignit Bill.
-je crois qu'on devait acheter une piscine gonflable pour la fin de l'été...Sourit Tom.

Enfin, Gustav et Georg sortirent ensemble, plongés dans une grande discussion à propos des grands groupes de rock d'aujourd'hui et de demain.

-moi je parie que quand on va être connus les gens vont nous adorer. Faut dire, avec la belle gueule de Tom, le charisme de Bill, ton talent à la basse et mon bon coup de baguette, on a un avenir tout tracé. Disait Gustav.
-moi je dis qu'on a aucune chance face aux grands groupes du moment. Attends, par rapport à, par exemple, Oasis ou Metallica qui sont des légendes du rock on vaut rien du tout.
-pourquoi la belle gueule de Tom et le talent de Georg ? Intervint le dreadeux avec un sourire. Pourquoi pas la belle gueule de Georg et mon talent à la guitare ?

Georg rougit légèrement, ayant passé la nuit à s'interroger sur son cadet sur fond d'Oasis.

-parce que t'as aucun talent à la guitare, crétin. Rétorqua-t-il.

Tom fit mine de le bourrer de coups de poing et Bill et Gustav rirent.

-et puis c'est pas moi qui le dis, c'est mon...amie, Svetlana.
-amie ? Le charria Bill. Et plus si affinité ?

Georg détourna le regard mais il croisa celui de Tom et crut y déceler une étincelle de jalousie.

-peut-être bien. Ça fait quoi de toute façon ?
-tu l'as connue comment ? Je veux tous les détails croustillants. Sourit le brun en entraînant le bassiste sur un banc.
-euh, on n'était pas censés aller à la piscine ? Tenta Tom.
-on s'en fiche, Georg a une petite copine et il nous l'a même pas dit. Elle est comment ? Grande ? Belle ?
-mieux que ça : elle est intelligente. Railla Georg. Elle est grande, rousse, elle a des lunettes et personnellement je la trouve jolie mais elle se trouve moche alors bon...

Curieux, il se tourna vers Tom. Celui-ci s'était rembruni et contemplait le béton avec l'air de souhaiter être ailleurs.

-vous êtes ensemble depuis quand ?
-environ un mois.
-et tu nous l'avais caché ?! T'es vraiment pas sympa !
-vous aviez pas besoin de connaître toute ma vie.

Tom se leva brusquement, faisait sursauter Gustav.

-tu cachais bien ton jeu, à jouer les tombeurs et à mater les filles dans les rues pour qu'on se doute de rien ! En fait, t'es un salaud ! Cria-t-il, les yeux brillants.

Puis il ramassa son sac et s'en alla, courant presque.

-Tom ? Tu vas où, dumkopf ? La maison c'est de l'autre côté ! Lui cria Bill.

Mais le dreadeux ne s'arrêta pas, son cœur battant la chamade à mesure qu'il s'avançait dans cette partie de la ville qu'il ne connaissait pas.
Il n'y était jamais venu et pour cause : c'était considéré comme « les quartiers chauds ». On était bien loin de l'ambiance joyeuse du village où il habitait. Certaines ruelles étaient de véritables coupe-gorge. Mais il l'ignorait.
Machinalement, il jeta un regard en arrière mais sa vue se brouillait déjà à cause des larmes qui emplissaient ses yeux noisette.

« Trop tard pour reculer. Un peu de courage, mon petit Tom. » S'ordonna-t-il.

-mais quel crétin ! Il va là où il faut pas aller ! Dit Gustav.
-là où il faut pas aller ?
-c'est les quartiers mal famés par là. Expliqua le blondinet. Il vaut mieux les éviter autant que possible si on veut éviter de se faire violer-voler-frapper-kidnapper.

Bill pâlit jusqu'à ce que ses joues perdent toute couleur.

-QUOI ???!!!

Georg soupira.

-c'est encore moi qui vais devoir m'en charger, je parie.

Il faisait le blasé mais en vérité il était très inquiet pour Tom. Soudain, l'envie lui prit d'appeler Svetlana et de lui dire qu'il voulait casser avec elle. Mais il se retint et courut après le dreadeux.

-Tom ! Appela-t-il. Reviens ! C'est les quartiers chauds là où tu vas !

Ce qui eut pour effet de faire se stopper net son vis-à-vis. Il le rattrapa.

-à quoi tu joues ? Tu es suicidaire ?
-salaud ! Tu nous mens depuis un mois ! Tu m'as laissé espérer, tu ne m'as pas repoussé hier et...

Il ne put continuer, il s'effondra à genoux sur les dalles qui composaient le sol de cette rue piétonne dans laquelle il courait. Georg tenta de le prendre dans ses bras mais il le repoussa.

-non, laisse-moi...

De loin, le bassiste aurait pu croire à un effet dû au manque de lumière dans la rue mais là, tout près, il était évident que son ami pleurait. Il posa sa main sur la joue trempée de larmes de Tom.

-Tom...ne m'en veux pas. Comment j'aurais pu deviner ?

Celui-ci hoqueta quelque chose d'incompréhensible et mit une main sur ses yeux, comme pour se cacher, laissant enfin le bassiste le serrer contre lui, se pelotonnant dans ses bras. Il avait l'air si petit, si fragile que Georg sentit les larmes lui monter aux yeux mais il se dit qu'il devait rester fort et sortir d'abord Tom de cet endroit.
Il le releva, le tenant toujours contre lui. Il prit le sac qui pendait toujours sur l'épaule du guitariste et le mit sur sa propre épaule.

-viens.

Son vis-à-vis se laissa emmener sans rechigner et Georg pensa amèrement que si un violeur un peu doucereux avait voulu le kidnapper il y serait parvenu sans problème.
Ils rejoignirent bientôt le banc qu'ils avaient quitté quelques minutes auparavant. Bill recueillit son frère en pleurs contre son épaule et le berça doucement, ne posant aucune question. Gustav par contre interrogea Georg du regard et celui-ci se détourna, fixant le lampadaire au dessus de leurs têtes comme si c'était la huitième merveille du monde.

-je crois que c'est pas le bon jour pour aller à la piscine. Et on répètera plus demain. Bill, tu devrais ramener Tom chez vous, je pense qu'il a eu son compte d'émotions pour aujourd'hui. Débita Georg d'une traite.

Le dreadeux leva vers lui un regard suppliant mais il esquiva comme une anguille entre les mailles du filet et décida que ce lampadaire était vraiment digne d'être contemplé. Tom s'arrêta de pleurer, fronça les sourcils et hurla :

-je te hais, Georg !!

Il prit Bill par la main et courut en direction de la ligne de bus. Georg soupira bruyamment et s'assit sur le banc qui était encore chaud du corps des jumeaux.

-tu n'avais pas remarqué qu'il était amoureux de toi ? Demanda Gustav en se rapprochant de lui.
-non. Tu le savais toi ?
-bien sûr. Je crois qu'il n'y a que toi qui ne le savais pas. Bill et moi on avait fait un pacte comme quoi on te le dirait dans une semaine si tu ne t'en rendais pas compte toi-même. Mais on ignorait que tu avais une copine.
-en fait, c'est plus une amie qu'une véritable petite copine. On parle souvent basse, on s'est embrassés quelques fois mais ça s'arrête là. J'ai voulu flamber un peu, c'est tout.

Gustav leva les yeux au ciel.

-eh ben...Et donc, tu ressens quoi pour Tom exactement ?

A nouveau, Georg se perdit dans la contemplation du lampadaire, sans savoir quoi répondre. Il sentit la main de son ami batteur se poser sur son épaule.

-on devrait rentrer aussi. La nuit porte conseil.

Le bassiste réussit à s'arracher un sourire amusé.

-tu parle comme un vieux sage alors que t'es qu'un petit gros blond.
-oui eh ben le petit gros blond il t'emmerde hein.

Ils se levèrent.

-si on part maintenant on peut encore attraper le bus de 17h10. On fait la course ?

Ils se sourirent et démarrèrent en trombe.


oOoOoOoOoOo

Le soir venu, chez les Listing à nouveau.

Mme Listing fronça les sourcils. Ça faisait une demi-heure que Georg chipotait avec ses saucisses-purée alors que d'habitude il aurait tout englouti et demandé une deuxième portion depuis longtemps.

-ça ne va pas, Georg ? Tu es bien silencieux.

Il fuyait son regard.

-non, tout va bien maman. Ne t'inquiète pas pour moi.

Il posa ses couverts et se leva.

-je n'ai pas faim, je peux aller dans ma chambre ?
-qu'est ce qu'il y a, mein engel ? Tu n'as pas touché à ton assiette ! Quelque chose te contrarie ?
-oh maman, pitié, arrête de me parler comme si j'avais cinq ans et demi ! J'en ai quinze !

Et sur ces mots, il sortit en trombe et claqua la porte de sa chambre, tout en ayant l'impression d'être un parfait imbécile car sa mère ne lui avait absolument rien fait mais le problème « Tom » le tourmentait.

« Je te hais !! » avait dit le dreadeux.

Rien que d'y penser, Georg sentait les larmes lui monter aux yeux. Alors il fit quelque chose qu'il avait envie de faire depuis le matin même :

« Allo ?
-Svetlana ? Hier ist Georg.
-oh. Ça va ?
-non, il faut qu'on parle d'un truc.
-oui ?
-techniquement, est-ce qu'on sort ensemble ou pas ?
-eh ben...je crois oui. Pourquoi ?

Son amie avait l'air surprise.

-alors...à ce moment là je crois qu'on devrait arrêter là notre relation et en rester à une simple amitié.
-tu as rencontré quelqu'un d'autre ?
-plus ou moins. Ça ne te dérange pas ?
-non. C'est ta vie après tout.
-bon, je dois raccrocher. Tu as repris les exercices sur lesquels tu galérais la dernière fois ?
-oui. Je m'en sors mieux maintenant. Je te montrerais.
-d'accord. Bon, küsschen. A plus.
-c'est ça. »

Ils raccrochèrent et Georg eut l'impression qu'un poids s'envolait de quelque part au niveau de sa poitrine.

oOoOoOoOoOo

Lendemain, 15h environ, garage des Kaulitz.

-Gordon cause avec les propriétaires de la petite salle communale pour un éventuel concert. Ils ont l'air d'accord.

Tom se balança doucement dans le hamac où il était allongé, observant le ciel lourd et chargé d'électricité qui promettait un bel orage. Il n'écoutait que d'une oreille distraite ce que disait Bill. Par contre, Gustav et Georg étaient suspendus à ses lèvres.

-sérieux ? Mais c'est génial ! S'exclama Gustav. Donc on va jouer sur une vraie scène, avec un vrai public qui nous connaîtra pas ?
-sûrement. Sourit Bill. Mais il faut répéter maintenant sinon le jour J on sera hyper mauvais. Tom tu viens ?

Le guitariste tourna la tête vers le mur et Georg détourna les yeux, gêné. Il n'avait pas tenté de s'expliquer avec son ami. Il l'avait tout bonnement ignoré depuis qu'il était arrivé.
Il se sentait lâche de réagir de cette façon. Il n'était pas une petite vierge effarouchée qui ne comprenait rien à la vie, non, il n'avait rien non plus contre les homosexuels. Mais malgré tout il n'arrivait pas à s'imaginer avec Tom. S'imaginer l'embrasser, et...plus si affinités.
Il eut un haut le cœur significatif et entrevit des larmes qui perlaient dans les yeux du guitariste.

-Tom ? Tu te remue ? Répéta Bill.
-vous pourriez vous passer de moi pour une séance ? Je me sens patraque, je crois que je couve quelque chose. Répondit Tom.

Le chanteur fronça les sourcils, inquiet.

-fais voir si t'es chaud ?

Il fit le geste de poser sa main sur le front de Tom mais celui-ci recula brusquement.

-tu me fais pas confiance ? Demanda-t-il d'un ton brusque.
-si mais...
-bon, alors je vais me coucher. Désolé.

Il sortir précipitamment. Immédiatement, les regards furieux de Bill et Gustav transpercèrent Georg qui mima la surprise.

-quoi ? C'est ma faute s'il est malade ?
-il est pas malade, et tu le sais ! Il est fou amoureux de toi ! S'écria Bill.
-eh, c'est un garçon ! Un garçon ça doit aimer les filles, pas les autres garçons !
-oh pitié, t'es plus un bébé ! Tu sais parfaitement qu'on ne choisit pas qui on aime ! T'en es plus à être choqué par les homosexuels ! Siffla Gustav en tapant du pied, l'air exaspéré.
-lui non plus c'est plus un bébé mais il passe quand même son temps à chialer !
-ça suffit, on répètera demain. Tu dois réfléchir. Décréta Bill. Rentre chez toi.

Georg sortit et se mit à courir, comme pour évacuer le trop plein de rage qui l'habitait. Il martela ainsi le béton jusqu'à arriver chez lui, en sueur, à bout de souffle et le cœur sur le point d'exploser. Tout le long de sa course, une image l'avait hanté, une image datant de la veille : son Tom, son guitariste, en larmes, effondré dans la ruelle. Il se rappela qu'un jour il avait dit que le premier qui ferait pleurer ses amis, il le tuerait. Et voilà que c'était lui-même qui faisait du mal à un de ses amis.
Il finit par rentrer chez lui, au bord des larmes et alla directement se jeter sur son lit, sans passer par la case « goûter ».


oOoOoOoOoOo

Vers 4h du matin, chambre de Georg.

Il se retrouva dans une pièce sombre, remplie de gens, averti par une partie de sa conscience qu'il rêvait. Il sentait des centaines de corps se presser contre le sien au rythme d'une musique électronique effrénée. Il devina sans y avoir jamais mis les pieds qu'il se trouvait dans une discothèque. Quelqu'un lui mit un verre dans les mains et en le reniflant il comprit que c'était de l'alcool. Il en but une gorgée. Bon, pas si mauvais. Il vida le verre d'une traite, savourant la brûlure qui parcourait son œsophage le temps d'une descente. Immédiatement, et comme seuls les rêves savent le créer, un autre verre apparut dans ses mains, et il subit le même sort que le premier. Le même manège se répéta pendant cinq minutes, à tel point que Georg devint complètement ivre.
Il traversa la foule mouvante en titubant pour aller s'effondrer sur un siège au bar. A côté de lui, il reconnut immédiatement Tom, passablement ivre lui aussi. Sa conscience s'étonna que le guitariste fût présent dans son rêve.
Il lui tapota l'épaule. Le dreadeux se tourna vers lui et ses yeux s'écarquillèrent.

-Georg ?
-ja...La vodka c'est bon pour la santéééé...Chantonna le bassiste.
-t'es aussi bourré que moi...Conclut Tom.

Georg rapprocha son siège de celui de Tom, posa sa main sur sa cuisse et la fit remonter lentement.

-eh, beau gosse, il fait drôlement chaud, non ? Susurra-t-il en plantant ses yeux bleu-gris-vert flamboyants dans ceux de son vis-à-vis, qui lui retourna un regard surpris mais néanmoins brûlant de désir.

On aurait put croire qu'ils étaient plus âgés en les voyant ainsi jouer à ce petit jeu de drague.

Soudain, le décor changea, une chambre aussi sombre que la discothèque la remplaçant. Il y régnait une atmosphère lourde, étouffante, de celles qui donnaient envie de retirer ses vêtements immédiatement pour être plus à l'aise.
Sans avoir réellement conscience de ce qu'il faisait, Georg prit Tom par les hanches et l'embrassa langoureusement, le faisant reculer vers le lit jusqu'à ce que ses jambes butent contre le bord du matelas. Leurs langues se mêlaient, se caressaient, se croisaient.
D'une petite poussée, Georg les fit chuter sur le lit où il continua d'embrasser Tom. Il ne pouvait pas s'en empêcher, c'était comme s'il observait la scène depuis l'intérieur d'un corps qu'il ne contrôlait plus. Malgré tout, il sentit son désir descendre et aller se répercuter en dessous de sa ceinture, son bas ventre le brûlant étrangement. Il n'avait jamais désiré quelqu'un aussi intensément. Dans son imagination, il voyait Tom jouir, il l'entendait presque déjà gémir, ça le rendait fou.
Ses mains partirent en exploration sous le tee-shirt du guitariste, caressant son torse qui se soulevait au rythme de sa respiration accélérée, suivant le fin tracé des côtes apparentes.
Tom dégagea sa bouche et se mordilla la lèvre inférieure, les yeux brillants. Georg le contempla un instant, de plus en plus fou de désir, tous ses sens en éveil.


C'est le moment que choisit l'orage qui s'était préparé toute la journée pour intervenir. Un violent éclair le fit se réveiller en sursaut et il retrouva sa petite chambre.
Son baladeur s'était éteint, faute de batterie, et les vitres vibraient presque sous la violence des coups de tonnerre.
Machinalement, il baissa les yeux vers son drap et retint un petit cri d'effroi : il bandait. Par ailleurs, son pyjama était trempé de sueur, tout comme ses draps. Tout portait la marque de son rêve.
Il se leva brusquement, la bosse déformant son pantalon redescendant lentement à mesure qu'il se calmait. Il enleva son pyjama et en prit un autre qu'il posa sur son bureau. Ensuite, il alla prendre d'autres draps dans un placard, veillant à ne réveiller personne. La pluie crépitait violemment contre le vasistas et contre les vitres de toutes les fenêtres. Le bruit de la douche passerait donc inaperçu.
Il s'enferma dans la salle de bains, n'ayant gardé que son boxer, il se posta devant le miroir et retint un nouveau cri :
Il lui semblait que tous les pores de sa peau étaient dilatés, comme ses pupilles. Ses mains tremblaient encore.

-qu'est ce qu'il m'arrive ? Se demanda-t-il à voix basse. Je suis absolument pas attiré par Tom, ni par les garçons en général alors...

Il retira son boxer et se glissa avec délice sous une bonne douche d'eau glacée.

-x-x-x-x-x-x-

Au même moment, chez les Kaulitz.

Tom enfouit la tête dans son oreiller. Cela faisait quatre jours qu'il ne parvenait pas à s'endormir, assailli par des pensées concernant Georg qui ne le laissaient pas en paix de toute la nuit.
Il tourna la tête vers le mur.

-To...Tom ?
-ja ?
-ah, tu dors pas. Sourit son frère, d'un ton soulagé.
-nein. Qu'est ce qu'il y a ?
-ahem...

Un coup de tonnerre retentit, suivi d'un éclair, faisant se dresser les cheveux sur la nuque de Bill.

-j'ai peur de l'orage.

Tom ne put réprimer un léger sourire amusé.

-t'es sûr que t'as treize ans ? Ils ont dû se tromper et t'ajouter un 1 devant ton âge véritable...
-t'es pas sympa ! Ouais bon, laisse tomber. Se renfrogna le chanteur.

Tom se leva et alla se glisser dans le lit de son jumeau, l'entourant de ses bras dans une étreinte protectrice.

-là, là, petit frère. Tout va bien.

Bill se pelotonna dans les bras de son frère et dit, d'une voix comme étouffée :

-tu l'aime vraiment beaucoup Georg, hein ?
-ouais. Trop même je dirais. Soupira le guitariste.
-et la nuit t'arrive pas à dormir, hein ?
-comment tu sais ça ?
-tes cernes, dumkopf. Ils descendent jusqu'à ton menton. Le taquina le brun.

Tom sourit.

-heureusement que m'man est pas là et que Gordon me regarde pas trop...ça se voit tant que ça ?
-non, j'exagère mais je suis ton jumeau. Tu ne peux rien me cacher. Je sais même ce que tu penses.
-je sais. Je m'en rends bien compte. Et...Gus ne t'est pas indifférent, n'est ce pas ?

Bill rougit. Tom put le sentir, même dans le noir.

-je ne peux rien te cacher non plus à ce que je vois.
-tu veux que je lui parle ?
-tu ferais ça ?
-j'ai l'impression de revenir au primaire où tout le monde jouait les entremetteuses avec tout le monde...Sourit Tom. Mais oui, je veux bien lui parler si tu veux.
-merci Tomichou.

Et pour la première fois depuis au moins quatre jours, Tom réussit à dormir, avec Bill dans ses bras et l'orage en fond sonore.

-x-x-x-x-x-x-

De retour chez les Listing

Même après s'être lavé, avoir changé de pyjama et de draps, Georg ne parvenait pas à se rendormir. Il se releva, maintenant la lumière éteinte et fit bouger la souris de son PC pour le sortir de sa veille. Il alluma d'abord le lecteur windows media pour mettre un peu de musique, tout doucement. Puis il se connecta sur msn mais il n'y avait personne, comme il l'avait pressenti.
La musique changea soudain, se mettant sur « here without you » de 3 doors down. Malgré lui, Georg senti les larmes lui monter aux yeux tant il trouvait cette chanson émouvante. Il pensa qu'il fallait vraiment être faible pour qu'une chanson nous fasse pleurer.
A nouveau, ses pensées dérivèrent vers Tom et il se surprit à se demander si le guitariste pensait à lui. Son rêve le tourmentait au plus haut point, même si, en y repensant, il se sentait encore trembler.
Finalement, il remit son ordinateur en veille et alla se recoucher. L'orage le berçant, il finit par s'endormir.

oOoOoOoOoOo

Le lendemain matin, chez les Kaulitz

Tom prit un morceau de pain, le beurra puis ajouta une épaisse couche de Nutella. C'était connu, le chocolat avait des propriétés euphorisantes et il en avait bien besoin en ce moment. Bill sourit.

-eh bah. Vive les calories.
-m'en fous. Articula le guitariste, la bouche pleine, le regard morne.
-au fait, j'ai invité Gustav et Georg à déjeuner. Lâcha le chanteur trop vite. Ahem...ils arriveront vers onze heures parce qu'on a deux séances de répètes à rattraper. Tu marche avec nous ?
-faut voir. Si tu m'aide à éviter Georg.

Bill leva les yeux au ciel.

-c'est comme tu veux mais je pense qu'au contraire tu devrais t'expliquer avec lui, gentiment et calmement et que...
-nan. Le coupa Tom.

Il finit son petit déjeuner et fila prendre sa douche sans demander son reste. Bill se laissa tomber sur une chaise et se passa la main dans les cheveux.

-qu'est ce qu'il t'arrive, Tom ? Chuchota-t-il. Je ne te reconnais plus parfois...

Il jeta un œil à la pendule et ses yeux s'écarquillèrent : 10h45. Merde, un quart d'heure pour se doucher tous les deux ce n'était pas suffisant.

-Tom ? Appela-t-il.
-ouais ?
-t'es déjà sous la douche ?
-ouais.
-je peux venir ?

Tom faillit s'étrangler.
-pardon ?
-oh ça va, c'est pour gagner du temps ! On est faits pareils de toute façon.
-ouais viens.

Bill enleva ses vêtements en un tour de main et se glissa sous le jet, se collant à son frère dans la douche qui n'était pas très grande.

-désolé mais il reste qu'un quart d'heure et...Tom ? Tu pleure ?

En effet, son frère essayait maladroitement de dissimuler ses larmes, tourné vers le mur.

-mais non, c'est des gouttes d'eau.
-eh, je peux différencier des larmes de gouttes d'eau, dumkopf. Surtout quand c'est tes larmes à toi.

Il força le guitariste à se retourner vers lui et le serra dans ses bras. Ledit guitariste enfouit son visage trempé dans le cou de Bill, nouant maladroitement ses bras autour de la frêle taille de son frère.

-ça va aller, Tom. Tout va bien.
-j'en peux plus... Je...je suis un faible, je pleure sans arrêt...
-pleurer c'est pas être faible.

Il attrapa un gant de toilette et commença à frotter gentiment le dos de son jumeau, tant pour le calmer, tant pour ne pas les retarder sans défaire leur étreinte. Il s'écarta un tout petit peu et observa un instant le visage si triste de Tom, un visage qui n'était pas fait pour pleurer mais plutôt pour rire aux éclats. (Librement inspiré d'une phrase de Sahad-sama)
Pris d'une soudaine inspiration, il écarta les dreadlocks trempées qui tombaient dans les yeux de Tom et posa ses lèvres sur les siennes.


-x-x-x-x-x-x-

10h25, chez les Schäfer

Gustav achevait de se préparer, se lamentant mentalement sur tout le gras qu'il portait en ceinture et sur ses lunettes ignobles. Ses yeux se posèrent sur un cadre qui reposait sur sa table de nuit, abritant une photo qui lui était chère : les quatre membres de Devilish posaient pour l'appareil photo de Simone Kaulitz, souriants, heureux. C'était à peu près à cette période que Tom était tombé amoureux de Georg et on pouvait déjà apercevoir, au fond de ses yeux noisette, cette étincelle de tristesse qui deviendrait permanente ensuite.
Gustav posa les yeux sur Bill. Celui-ci, tout sourires, serrait son frère par la taille et se recoiffait de l'autre main. Ses prunelles étincelaient de malice et une mèche de cheveux noirs-rouges lui tombait dans les yeux. Il était tellement mignon.
A cette pensée, le jeune batteur rougit. Certes, il ne savait comment l'exprimer, mais le jeune chanteur ne lui était pas indifférent. Depuis leur rencontre il l'admirait et un sentiment bien plus profond et noble s'était développé au fur et à mesure qu'il avait appris à le connaître. Il ne savait pas s'il pouvait déjà parler d'amour mais en tout cas ça y ressemblait fortement.
Il prit le cadre et l'approcha de son visage. Sur la photo, Georg prenait une pose de playboy mais ses yeux étaient tournés en direction de Tom. Gustav se gratta la tête, pensif. Ce qu'il voyait dans les yeux du bassiste l'étonnait : si ce n'était pas une étincelle de jalousie, c'était tout comme. Peut-être une jalousie inconsciente.
Gustav reposa la photo et se dirigea vers le piano qui trônait dans son salon. Ses parents étant absents et le prochain bus n'arrivant que dans une dizaine de minutes, il avait un peu de temps pour jouer. Au lieu de se mettre à la batterie qu'il allait pratiquer pendant deux heures dans pas longtemps, il s'installa au piano et commença à jouer la chanson que son prof lui avait demandée d'apprendre : « hey Jude » des Beatles.

-x-x-x-x-x-x-

De retour chez les Kaulitz, environ 10h47

C'était doux et sucré. Et tout sauf désagréable. Mais pourtant si étrange, entre deux frères, jumeaux qui plus est.
Bill glissa ses doigts dans les dreadlocks du guitariste et approfondit un peu le baiser, glissant sa langue entre les lèvres collées aux siennes. Tom se laissa faire, son énorme besoin de tendresse et de réconfort l'emportant sur son impression qu'il faisait quelque chose de mal.
Lorsqu'il s'écarta, le chanteur sourit et caressa la joue de son frère.

-ça va mieux ?

Le garçon aux dreads acquiesça, se sentant incapable de prononcer un mot. Il sentait son cœur sur le point de sortir de sa poitrine et n'avait qu'une envie : recommencer. Que son frère l'embrasse encore.
Mais ce dernier sourit encore une fois, se tourna et commença à se laver. Tom ne put retenir un petit gémissement plaintif.

-quoi ?
-nan rien. Répondit précipitamment Tom.

Puis il saisit son gant et entreprit de se frotter vigoureusement les bras, sans quitter le dos de son jumeau des yeux.
Il sorti le premier, Bill devant se laver les cheveux, et il se dirigea vers sa chambre. Malgré tout, il se sentait apaisé. Le « problème Georg » lui paraissait loin, comme un dossier qu'on laisse sur le coin d'un bureau en attendant de le terminer.
Il s'habilla vite fait, prenant ce qui lui tombait sous la main et noua un bandana autour de ses dreads pour éviter qu'elles ne lui reviennent dans la figure. Puis il empoigna sa guitare et alla la poser dans le garage pour qu'elle soit prête quand les autres arriveront pour jouer.
En retournant vers sa chambre il croisa son jumeau qui lui vola un baiser. Juste un baiser qui ne dura qu'une fraction de secondes. Et Tom sourit. Enfin. Depuis des jours, il n'avait pas souri comme ça. Enfin, Bill sentit qu'il avait atteint son but : il avait trouvé quelque chose pour réconforter son frère. Un profond sentiment de satisfaction l'envahit alors.

oOoOoOoOoOo

Une heure après, heure de la pause pour les Devilish

Gustav tira une chaise et s'y assit, poussant un soupir de soulagement.

-ouah. Je sens plus mes bras.

Bill sortit quatre verres et une bouteille de coca et il posa le tout sur la table.

-m'en parle pas, je crois que ma gorge va exploser. Ça faisait un moment qu'on s'était pas entraînés comme ça.
-c'est sûr.

Tom entra à son tour et ressortit par la porte d'entrée, au pas de course, comme s'il était poursuivi par quelque chose. C'était d'ailleurs le cas. Son poursuivant, Georg, ne tarda pas à apparaître et à suivre son cadet.
Il lui courut après tandis que Tom tentait de lui échapper.

-Tom ! Faut qu'on parle !
-nein ! Fick dich ! J'ai rien à te dire !
-s'il te plait, je veux m'excuser !

Le dreadeux s'arrêta net et se planta au milieu du trottoir, attendant patiemment que Georg le rejoigne puis qu'il reprenne son souffle.

-t'excuser de quoi ? De pas m'aimer ? Tu es pardonné, maintenant laisse moi.
-nan...enfin...c'est pas pour ça que je t'ai couru après. J'ai envie d'essayer un truc mais faut pas que t'y voie...une promesse...ou une porte ouverte, un signe ou je ne sais quoi.

Tom lança un regard interrogateur au bassiste qui lui faisait face. Presque comme dans son rêve, Georg enlaça la taille du guitariste avec son bras droit et de la main gauche il écarta une dread qui sortait du bandana. Enfin, après une interminable minute où il avait hésité, il posa ses lèvres sur celles de son vis-à-vis.
Tom crut défaillir mais il se rattrapa à temps en s'accrochant d'une main à l'épaule de Georg. Ouah, il n'avait jamais connu pareil baiser. Sur une échelle de 1 à 10 il lui aurait volontiers donné 11. Il sourit intérieurement en pensant qu'il donnerait aussi 11 à son frère mais que l'amour jouait sûrement dans son jugement.
De son côté, Georg sentait les sensations qui l'avaient envahi pendant son rêve remonter, comme s'il avait agité une bouteille de champagne et que le bouchon avait sauté, faisant enfin remonter les bulles de sentiments qu'elle contenait. Sa main droite glissa dans le dos de Tom, suivant le tracé de la colonne vertébrale à travers le tissu du tee-shirt. Il savoura le contact et c'est là qu'il comprit que c'était ce qu'il espérait depuis longtemps. Il comprit qu'il partageait les sentiments de Tom.
Lorsqu'ils s'écartèrent, il sourit.

-finalement tu peux y voir une promesse, une porte ouverte...ce que tu veux en fait.

Tom lui rendit son sourire puis son baiser.

 

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