Bitch.

• Catégorie : Vieilles fics.

• Âge : 13 ans.

• Personnages : Inventés.

• Pairings : Inventés.

• Niveau de honte : •••••

• Crédibilité : ••••

• Langage et mise en forme : ••••

 

 

______________________________

 

 

 

Carla Dempson était la « star » de son collège. Elle était monstrueusement belle, d’une grâce incomparable. Elle avait des tas d’amis, des parents riches et célèbres, une grande maison avec une piscine mais pourtant, elle s’ennuyait à mourir. Elle pouvait avoir tous les petits copains qu’elle voulait mais elle ne sortait pas souvent. Elle avait deux amies : Marine et Sara.

 

Carla rejeta une mèche de son imposante chevelure carmin en arrière. Elle était entrain de se faire les ongles et son portable sonna.

« Allo ?

-euh…Carla Dempson ?

-ça dépend…qui la demande ?

-euh…Hugo. Hugo Castellano.

-ah…ce Hugo là. Soupira Carla, les sourcils froncés. Et tu me veux quoi au juste ?

-je…j’ai un service à te demander.

Visiblement, le garçon était gêné. Il cherchait ses mots.

-je t’écoute. Mais dépêche toi, je suis occupée.

-euh…il faudrait que je te voie. Demain à sept heures ça te va ?

Carla était abasourdie.

-oui mais où ?

-je passerais te chercher chez toi. »

Et il raccrocha. Carla resta un moment, son portable à la main. Plus tard le soir, lorsqu’elle se coucha, elle repensa au ton empressé du jeune homme et à sa voix chaude et rauque.

Le lendemain, ils s’étaient retrouvés dans un petit café sur la plage. Carla avait natté ses cheveux en une longue tresse de cuivre descendant dans son dos. Elle buvait son café par petites gorgées en écoutant Hugo parler.

« En fait…c’est assez difficile à dire…

-vas-y ! Je ne suis pas là pour juger ! L’encouragea Carla.

-en fait…si tu ne me connaissais pas c’est parce que je ne suis pas du tout populaire. Et j’ai eu une idée : si j’arrivais à séduire la reine du collège, tout le monde m’apprécierait, non ?

-hum…et donc ?

-eh bien je voudrais que tu fasses semblant de sortir avec moi. Lui annonça t-il, un air de défi sur le visage.

-ah…et moi qu’est ce que j’y gagne ? Demanda la jeune fille, surprise par son air défiant.

-euh…rien. Ma reconnaissance éternelle. Sourit Hugo.

Carla eut un petit rire.

-ok. Ça me suffit ! »

Elle lui sourit. Hugo l’attendrissait. Elle savait que c’était mal de sortir avec quelqu’un sans avoir de sentiments pour lui mais elle voulait l’aider.

Le lendemain, sur le chemin du collège, elle raconta tout à son amie Marine, sa confidente de toujours. Marine lui sourit.

-eh ben dis donc il y en a qui sont prêts à tout pour sortir avec toi ma petite Carla ! Ricana-t-elle.

-oui enfin bon. On se voit en cours, je dois le rejoindre devant le portail.

Carla partit en envoyant un baiser du bout des doigts à sa meilleure amie. Marine éclata de rire avant de rejoindre son propre petit ami. Carla courut vers Hugo, un sourire charmeur aux lèvres. Elle s’approcha de lui et lui piqua un petit bisou sur la joue. Il rit et lui rendit son baiser. Les gens autour étaient abasourdis. Puis, Carla et Hugo partirent, main dans la main.

 

 

oOoOoOoOoOoO

 

Trois mois. Il s’était passé trois mois depuis qu’Hugo avait contacté Carla. Elle sourit amèrement. Tant de choses s’étaient passées depuis ce jour. Elle jeta un regard vers la photo d’elle et d’Hugo qui était encadrée sur sa table de nuit. Il avait passé un bras autour de son cou et elle souriait. Leurs yeux brillaient. La jeune fille plaqua le cadre contre le bois du meuble dans un claquement sec. Des larmes dans les yeux elle tourna la tête vers sa fenêtre. Il neigeait. A gros flocons. Elle se rendit dans sa salle de bains, examinant ses traits tirés, ses cernes profonds et creusés. Tirant sur ses mèches cuivrées. Elle tourna les robinets dorés de sa baignoire, lançant une boule effervescente senteur pêche dans l’eau qui coulait. Se glissant dans le bain avec délectation, elle tenta vainement d’oublier le regard peiné d’Hugo. Elle lui avait dit qu’elle ne l’aimait pas. Mieux, elle le lui avait jeté en pleine figure. Il lui avait dit qu’il ressentait de l’amour pour elle. Elle lui avait répondu :

« Moi non, espèce de con ! Jamais je ne t’aimerais ! »

Puis elle avait fait volte face et était partie. Comme elle regrettait son geste. Elle l’aimait. C’était un fait. Elle en était sûre. Alors pourquoi lui avait elle dit l’inverse ?

 

Une fois sortie de son bain, elle attrapa son téléphone et l’appela.

 

« Allo ?

 

-Hugo ?

 

-Carla ?

 

Elle avala sa salive.

 

-oui, c’est moi.

 

-qu’est ce que tu veux ?

 

-te parler…

 

-je crois qu’on a…

 

-je t’aime Hugo ! Le coupa-t-elle.

 

Il ne répondit pas tout de suite, interloqué.

 

-quoi ?

 

-je t’aime.

 

-non, tu m’as dit que…

 

-je t’aime Hugo ! Je t’aime à en crever !

 

-mais…

 

-et je dirais même que tu me fais perdre la tête ! Coupa-t-elle à nouveau.

 

-laisse-moi parler, Carla !

 

-d’accord.

 

-je peux passer chez toi ?

 

Carla jeta un œil par la fenêtre.

 

-sous la neige ?

 

-j’men fiche ! Je peux ?

 

-oui. Je t’attends. »

 

oOoOoOoOoOoO

 

Quelques minutes après, il tapa à sa porte.

 

-tes parents ne sont pas là ?

 

-ils ne sont jamais là…

 

Elle l’amena dans sa chambre et le fit asseoir sur son lit.

 

-alors ? Qu’est ce qui t’a fait changer d’avis ?

 

-je t’ai toujours aimé en fait…je…j’avais peur…je n’avais jamais aimé quelqu’un comme je t’aime…

 

-c’est vrai ?

 

Il vit une larme rouler sur la joue de Carla.

 

-hey ! Ne pleure pas !

 

Il se leva et l’attira contre lui, l’asseyant sur ses genoux. Il lui murmura au creux de l’oreille :

 

-moi aussi je t’aime, ma Carla.

 

Elle posa sa tête sur son épaule.

 

-alors, plus rien ne nous séparera jamais…

 

 

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